Pourquoi les bébés pleurent-ils ?

pleurs

Dans mon entourage j’entends encore “Mais tu ne laisse pas ton bébé pleurer ?”…

Aujourd’hui il me semble qu’on sait en terme de psychologie que laisser son bébé pleurer, en détresse, n’est pas bon pour lui. Cela n’est pas bon pour ses poumons non plus et ne va pas le rendre plus autonome. Il ne fait pas de caprices non plus.

Pleurer est le principal moyen de communication pour un bébé.

Il peut exprimer :

  • Des besoins d’affection, de calme, de sécurité, de proximité, d’attention, de réconfort, d’attention, de bercement…
  • Des besoins physiologiques comme la faim ou la soif, chaud ou froid, fatigue, sommeil, une couche sale à changer, une position qui ne convient pas…
  • Des émotions comme la peur, la colère, la fatigue ou une surstimulation
  • Une douleur ou souffrance

En général les pleurs ne sont pas les mêmes selon la cause et on apprend à faire la différence en étant attentif. Dans tous les cas le bébé n’est pas encore capable de se calmer seul et a besoin de nous pour le sécuriser et le réconforter – de notre amour tout simplement. Le lien d’attachement se fera en répondant aux besoins de son bébé avec disponibilité et amour. Ce lien permettra au bébé de grandir en confiance, se sentant en sécurité.

En général les parents réagissent aux pleurs de leur bébé. C’est vraiment quand ils sont submergés par la situation ou si on leur faire croire qu’il est mieux de le laisser pleurer – mais principalement cela va contre leur instinct.

Le bébé qui n’est pas entendu, va se couper de ses propre émotions et devenir silencieux.

“Si on ne répond pas aux pleurs du bébé, il n’y a plus de motivation de montrer ses propres besoins, alors le bébé n’envoie plus de signal et se replie sur lui-même – il se résigne – ou alors pleure de plus en plus pour éventuellement obtenir encore de ce qu’il a besoin.  Les essais de se calmer soi-même avec des objets (tétine, doudou…) ou bien de pleurer plus retardent le développement.” (Sears, 1998)

“Un bébé qui pleure au moment du coucher quand on le pose dans son lit ou si personne le prend dans les bras, a une force de caractère de montrer sa personnalité et communiquer ses besoins aux personnes d’attachement. Un tel enfant apprend à établir des relations avec des personnes et pas seulement avec des objets. Il serait plus approprié d’appeler ce bébé “sûr de lui” ou “capable à établir des relations” au lieu de “difficile”. (Sears, 1998)

Un stress important

Pleurer, surtout pendant longtemps est si le bébé est laissé seul avec ses pleurs, génère un stress négatif chez le bébé. Sur la durée, cela peut endommager son système nerveux central. Ainsi que sa croissance et son potentiel d’apprentissage peuvent être atteints.

Dans une interview dans la Süddeutsche Zeitung, Karl Heinrich Brisch, chef du service de médecine psychosomatique de l’hôpital pour enfants de l’Université de Munich, explique que les bébés qu’on laisse pleurer apprennent tôt à déclencher un programme d’urgence dans leur cerveau similaire au réflexe de thanatose observé chez les animaux dont la vie est menacée, et qui consiste à simuler la mort”. Ils n’apprennent pas à s’adapter au stress, le développement cérébral en est affecté.

Fabienne Becker-Stoll, directrice de l’Institut de Pédagogie infantile de Bavière : “Les enfants ont besoin de sentir une chaleur physique sur laquelle ils peuvent compter, pour satisfaire leurs besoins psychiques  et faire baisser leur stress. C’est seulement de cette façon qu’ils peuvent construire des liens sûrs et confiants avec leurs parents, puis avec les autres personnes.

Une fois adulte, les conséquences peuvent toujours se manifester

Bébé ils ont pu recevoir  le message “Tu peux pleurer aussi longtemps que tu veux, personne ne viendra.” L’adulte peut manifester des problèmes affectifs ou d’autres troubles.

La solution : l’amour

Les gestes de tendresse et l’attention sont bons pour le développement.

Aux États-Unis, des scientifiques de l’Université Notre-Dame, se sont rendus compte que les personnes qui avaient été plus souvent portées et maternées dans les premiers mois de leur vie, et n’avaient pas été laissées seules pendant des périodes longues, étaient plus rassurées dans la vie. Elles étaient en meilleure santé, dotées d’une meilleure capacité d’empathie, moins dépressives et aussi nettement plus productives que celles qui avaient souffert d’un manque d’attention (600 adultes ont été testés).

Écoutez donc votre instinct parental et prenez votre amour dans les bras quand il a besoin de vous !

«Laisse ton cœur avoir le dernier mot»

Sources:

  • “Pour une enfance heureuse” Dr Catherine Gueguen
  • “Ich will bei euch schlafen!” Sibylle Lüpold
  • “7 Things Parents Should Know About Baby’s Cries” Dr William Sears
  • Le Huffington Post

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