Quelques principes et outils de Parentalité Positive

famille

Voici quelques principes et outils pour comprendre et appliquer la parentalité bienveillante, permettant de communiquer avec vos enfants dans un cadre harmonieux et serein pour toute la famille.

Des choses essentielles…

  • Prendre conscience de ses propres blessures qui ont pu avoir lieu pendant l’enfance pour éviter de reproduire des modèles parentaux.
  • Se rendre compte de l’impact que nos mots et attitudes peuvent avoir sur nos enfants.
  • Comprendre que l’enfant n’est pas un adulte en miniature. Son cerveau n’est pas au même stade de développement que celui de l’adulte. Il faut s’adapter pour comprendre ce que lui peut comprendre (en savoir plus sur le cerveau de l’enfant).
  • Ne pas oublier que les enfants sont comme des éponges et que nous, parents, sommes leurs modèles.
  • Prendre du temps pour soi-même, même si c’est difficile d’en dégager. Déjà 15 minutes par jours…(pour faire du yoga, de la méditation, écriture, danse… ce que vous fait du bien)
    On a plus de patience et d’empathie avec son enfant quand on est bien avec soi même.
  • Prendre du temps en couple et discuter d’éducation et de situations difficiles pour pouvoir les traverser ensembles et être une équipe soudée.
  • Prendre du temps en famille et résoudre des conflits ensembles pour trouver une solution ensemble.

Quelques outils…

1 / Communiquer avec bienveillance

  • Être attentif et à l’écoute quand l’enfant parle permet d’évaluer ses besoins et désirs et de lui donner du respect.
  • Eviter tout recours aux châtiments corporels (fessées, claques,…), ainsi que verbales (cris…) : L’enfant se sent tétanisé –  la peur et le stress générés empêchent l’enfant de comprendre correctement ce qui s’est passé et d’apprendre. Aider l’enfant à réparer ses erreurs sera plus constructif pour lui.
  • Eviter de rentrer dans un rapport de force (dominant / dominé) et trouver des solutions ensemble.
  • Utiliser des formulations positives. Le cerveau des petits enfants ne parvient pas à traiter les messages négatifs. Leur cerveau en pleine maturation comprendra plutôt l’action et pas la négation. Pour que l’information soit intégrée mieux vaut-il une formulation claire : “marche doucement” au lieu de “ne cours pas” ou  “parle doucement” au lieu de “arrête de crier”...
  • Faire attention aux mots que l’on emploie lorsqu’on s’adresse à l’enfant (ne pas le stigmatiser, ou le définir à travers son comportement)
  • Eviter de mettre des étiquettes et d’essayer de définir l’enfant à travers un trait de caractère. (ex : ” c’est le timide des frères et sœurs “,   “c’est le clown de la famille”)… Une étiquette enferme l’enfant dans un rôle qu’on lui attribue, il essaye de correspondre à ce rôle alors qu’il est quelqu’un d’autre. La conséquence peut être un manque de confiance en soi ou d’estime de soi.
  • Eviter des expressions comme “Sois sage !”, “Fais attention tu vas…”.

2 / Trouver des alternatives aux punitions etc.

  • Eviter les punitions et l’isolement : ceux-ci ne permettent pas à l’enfant réflexion et apprentissage, mais l’ignorance des désirs et émotions.

    Lorsqu’on punit un enfant, on le prive toujours de la satisfaction d’un de ses besoins; Or, lorsque les enfants ne satisfont pas leurs besoins (et les adultes aussi, d’ailleurs), ils se sentent frustrés; et l’agressivité constitue une réaction courante à la frustration. La frustration engendre l’agressivité”. Thomas Gordon

  • Proposer des alternatives à l’enfant plutôt que rester enfermé sur des interdit.
  • Expliquer à l’enfant ce qui nous gêne ou ce que nous souhaitons, point par point et lui laisser également la parole pour connaître son point de vue.
  • Exprimer ses sentiments face au comportement de l’enfant. (Si l’enfant court au milieu de la rue. Une fois, qu’il n’y a plus danger, montrez lui que vous comprenez que c’est sûrement rigolo de courir la descente mais c’est dangereux et expliquez lui que vous avez eu très peur. Se mettre à la place de l’enfant puis exprimer ses propres sentiments est plus efficace).
  • Privilégier des relations plus épanouissantes que l’obéissance – comme la confiance, le respect, la coopération, l’égalité, l’amour inconditionnel…

3 / Gestion des émotions

  • Faire preuve d’empathie en accueillant et acceptant les sentiments et émotions de votre enfant plutôt que les nier. Puis mettre des mots sur ce que ressens l’enfant pour qu’il apprenne à reconnaître et à exprimer ses émotions.
  • Exprimer l’émotion peut se faire de différentes manières : dialoguer, dessiner l’émotion, décharger son émotion en pleurant ou criant, faire des exercices de respiration, coussin de colère, cartes d’émotion…
  • Reconnaître la source de la colère pour savoir comment s’y prendre et la calmer
  • Rassurer régulièrement l’enfant sur ses sentiments, avec tendresse et amour.  

    “L’amour n’est pas une récompense, c’est un carburant” I.Filliozat

4 / Mettre en place des routines

  • Définir un cadre clair et qui soit approprié à l’âge de l’enfant. Celui-ci permettra à l’enfant de se sentir sécurisé.
  • Rassurer et encadrer l’enfant par la mise en place de rituels quotidiens (change, repas, coucher,…)

5 / Encourager autonomie et coopération

  • Valoriser l’enfant en mettant l’accent sur les choses positives. L’encourager et préférer des  formulations comme “tu es fier de toi, non ?”, plutôt que “je suis fière de toi”. De cette façon il peut s’approprier ses réussites et ne pas chercher la récompense de l’extérieur (quelqu’un qui lui dit ce qui est bien ou mal). Il se sentira aimé par ce qu’il est, et non pas seulement par ce qu’il fait.
  • Mettre en place des règles qui sont un compromis entre les exigences des parents et les désirs de l’enfant.
  • Interpeller l’enfant sur ce qu’on pourrait faire pour éviter que quelque chose arrive.

Un enfant blessé dans son intégrité ne cesse pas d’aimer ses parents, il cesse de s’aimer lui-mêmeJesper Juul

Lecture sur la Parentalité Positive:

  • Ouvrages d’Isabelle Filliozat
  •  “Pour une enfance heureuse” Catherine Gueguen
  •  “Regarde… ton enfant est compétent : Renouveler la parentalité et l’éducation” Jesper Juul

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